"Nous nous couchâmes vers quatre heures du matin, un peu ivres de vin d’Alsace et de Kouglof."
Les Forts et les purs, Jean-Louis Foncine

18 décembre 2011

Dedica'Marcq : merci à tous !

Deux articles dans La Voix du Nord, un dans Nord Eclair, plusieurs pages dans La Croix du Nord… n’est pas là le signe d’une belle réussite ? Les 10 et 11 décembre, le festival Dedica’Marcq a, encore plus que prévu, marqué les esprits. 
Les nôtres d’abord, vu que nous avons passé deux jours et une bonne partie d’une nuit à travailler sur place, vider des caisses de livres, calculer les prix, recalculer, rerecalculer, conseiller, reconseiller et tout remettre dans les caisses à la fin.


Mais aussi certainement les esprits des visiteurs, qui ne nous ont pas fait défaut. Du samedi après-midi au dimanche soir la salle n’a pas désempli, approche de Noël oblige.


Il faut dire que cette année la sélection des organisateurs était large, offrant des choix aux lecteurs de tous âges, des petits de 2 ans jusqu’aux bédéphiles adultes (et assidus).

Cette année, la vedette était Alain Maury qui a dédicacé sans s’arrêter Les Enfants du Bunker (on en a déjà parlé ici). Le stock a même été épuisé à une heure de la clôture du festival ! Côté BD, on notera également les grenouilles hilarantes de Fabien Rypert, la bonne humeur de Philippe Zytka, le succès inattendu de Nicolas Doucet, dont les albums Familius (Famille Chrétienne) attiraient les jeunes lecteurs, et Brunor, dont les Indices Pensables et le prix tout neuf à Angoulême ont fait leur petit effet. 




Et tous les autres, bien sûr. Les fidèles comme Louis-Bernard Koch, Emmanuelle Marly, Yves Combeau… et puis les petits nouveaux, tels Floris, Pascale Morinière… et notre ami Eric Bargibant qui d’organisateur est passé cette année au rang d’auteurs avec son Techniscout (affectueusement rebaptisé TechniSUF), cadeau idéal pour… les scouts. Nous lui consacrerons une présentation, évidemment.

Deux journées éreintantes, comme prévu, mais deux belles journées, un peu hors norme, qui nous laisseront, encore une fois, de beaux souvenirs. Pour l’ambiance chaleureuse, parce que ces rencontres restent rares… et précieuses.

Revue de presse :

Dédica'Marcq trace sa route - Actualité Marcq - La Voix du Nord

http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/Environs/2011/12/14/le-dominicain-l-egypte-les-salafistes-et.shtml

8 décembre 2011

Seconde info brûlante

RCF Radio TO, partenaire de Dedica'Marcq, a consacré hier sept minutes à une interview d'Eric Bargibant, organisateur de l'événement et auteur de Techniscout, un recueil de techniques absolument indispensable à tout scout qui se respecte. Le site de la radio consacre aujourd'hui une grande partie de sa page d'accueil au Festival.


Et comme on est sympa, on ne vous renvoie même pas sur le site, on vous propose d'écouter l'entretien directement ici.


L'invité cultureFestival Dedica'Marcq les 10 et 11 décembre

Info brûlante

...voire bouillante !
A deux jours du Festival, les nouvelles tombent les unes après les autres. Aujourd'hui, notre ami Brunor a reçu le prix 2012 de la Bande dessinée chrétienne d’Angoulême pour les tomes 2 et 3 des Indices Pensables.

"Parmi les 17 albums sélectionnés, le jury de la bande dessinée chrétienne d’Angoulême, réuni à la Conférence des Evêques de France à Paris le lundi 5 décembre 2011, sous la présidence du Père Michel Boullet, a choisi après trois tours de scrutin, de primer : Un Os Dans Evolution et Le Hasard n’écrit pas de messages. 
Le jury a apprécié le lien entre la foi et la raison. Brunor a ce talent de présenter des choses complexes en les rendant accessibles. Le message religieux est au coeur de toutes les évolutions, de toute la recherche scientifique. Les croyants y trouvent des lumières profondes pour leur foi. Cet album appartient à cet art séquentiel propre à la bande dessinée : la continuité des images, et le dessin sont nécessaires à la compréhension de l’histoire.
Le Prix sera remis pendant le Festival le jeudi 26 janvier 2012 à 15h à l’église Saint-Martial d’Angoulême." (www.bdchretienne.net)


Brunor sera bien entendu présent à Marc-en-Baroeul où il conduira deux conférences-débats sur le thème : "offrons à nos jeunes des raisons de croire... vérifiables"

27 novembre 2011

Complot dans la cité des sacres - Emmanuelle Marly

Second roman d'Emmanuelle Marly (Le Testament des coeurs fidèles), Complot dans la cité des sacres vient de paraître dans la collection Défi, aux éditions Tequi. L'intrigue se déroule à Reims, la cité des sacres chère à l'auteur. Une ville où il fait bon vivre... jusqu’au jour où de mystérieux événements viennent bouleverser le cours des choses. Filatures inquiétantes, cambriolages en chaîne, agressions... Il n’en faut pas plus pour jeter Solène, Pierem et Alexis au coeur d’une enquête policière aux multiples rebondissements. Une enquête qui va éprouver leur courage, leur ténacité et, bien plus encore la force même de leur amitié, car un énigmatique N.O.T. trame ses sombres complots à l’ombre des lys et semble prêt à tout pour parvenir à ses fins...

Auteur : Emmanuelle Marly 
Illustrateur : Emmanuel Beaudesson 
Collection : Défi n°34
208 pages
 Paru en : novembre 2011

20 novembre 2011

Le Piano des princes Darnakine - Mik Fondal

Il est heureux que les éditions de la Licorne, après de nouveaux auteurs (Le Royaume et la Gloire et L'Enigme des cabanes) décident de rééditer la plus réussie des Enquêtes du Chat-Tigre. S’agit-il d’une réédition pure ou d’une réécriture ? Ni tout à fait l’une ni tout à fait l’autre.

Disons que, ça et là, les anciens lecteurs pourront s’amuser au jeu, non des 7 erreurs, mais des 77 différences. Certains changements sont des adaptations propres à ne pas faire passer Mik pour un Hibernatus tout droit sorti des années 60 aux yeux des plus jeunes : les jeudi de congé du Chat-Tigre ont logiquement été transformés en mercredi (sauf une fois où Mik a l’air de faire l’école buissonnière un jeudi, alors qu’il en est étourdiment resté à son jour de repos vintage). Les véhicules ont été aussi quelque peu rafraîchis ou permutés, l’Ami 6 devient une Renault 19, une Renault toute bête se change en Laguna et une Simca en Xsara ; quant à la géopolitique, pourtant très présente dans l’intrigue, elle n’a pas trop été bousculée, hormis le fait que le père de Mik, toujours défunt officier, n’est plus tombé en Indochine et que l’Ambassade de l’Union des Républiques socialistes soviétique est redevenue l’ambassade de Russie. Par contre, pourquoi avoir transformé le département des Yvelines, toujours d’actualité en Seine-et-Oise (un peu moins contemporain) ? Mystère…

Hormis ces quelques retouches et raccords de style (n’espérez pas d’un auteur qu’il relise un de ses textes pour republication sans avoir à lui retenir la plume pour l’empêcher de tout réécrire, corriger virgule, adjectifs déséquilibrés, verbes raccourcis, etc., mais Bruno Saint-Hill fut ou s’est sagement retenu), les coups de plume-coup de patte narquois de l’auteur n’ont pas été émoussés et les conserves du Sieur Sautepoule n’en sont pas sorties plus fraîches. Quant au lévrier du Barine Alexandre, il est toujours kurde et non russe, Dieu merci (sinon il aurait fallu porter l’affaire devant l’ONU). Les adorables cockers, eux, sont toujours cockers et toujours Nic et Nac.

Maintenant, qu’en est-il des illustrations de Bernard Dufossé venant remplacer celles de Pierre Joubert ? À la fois évocatrices et différentes des Joubert, certaines redessinent les mêmes scènes, d’autres viennent s’y ajouter, en plus de nombreuses vignettes, dans un coup de crayon plus brut mais plus vif aussi, avec des scènes d’actions plus rapides que les tableaux joubertiens (coups de feu, coups de poing, nez écrasé en gros plan, on cherche instinctivement les bang ! et les chpoong ! qui font le bruitage des BD).

Les lecteurs vétérans s’amuseront à lire ce Piano reloaded. Les lecteurs tout neuf pourront, eux, avec l’insouciance et la passion d’une première lecture, suivre Mik, Boris et Claude sur la piste des hiboux terreurs des précepteurs, des pianos ensorcelés et des passages secrets, en prenant garde toutefois aux marches des souterrains : elles sont glissantes, on vous aura prévenu…

Redécouvrons l'intrigue par le texte qui suit, déjà paru en 2008 sur notre ancien site.
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Cinquième volet des Enquêtes du Chat-Tigre, que nous devons à la plume alerte et malicieuse de Bruno Saint-Hill, Le Piano des princes Darnakine est l’un des meilleurs romans de la série. Imaginez un piano russe au destin de prestige et de malheur qui, après avoir connu la gloire du salon des princes Darnakine à Saint-Pétersbourg et l'exquise caresse des doigts de la Grande Duchesse, se retrouve en exil dans une maison versaillaise, certes de bonne réputation mais tout de même fort dépourvue de sang bleu. Le voilà houspillé et martelé par des mains tout aussi féminines, mais beaucoup moins habiles que celles d'Olga Petrovna...

Ce piano pourtant romantique, habillé de palissandre et incrusté d'argent, « paré de mille rinceaux feuillus, chaudement emmitouflé de loupe d'amboine », fait bien des ravages, et pas seulement auprès du beau sexe. Serait-il maudit ? Comptons un peu les victimes. D'abord Tonton Léon, qui frôle la méningite et l'apoplexie, sous les assauts sonores et assidus dudit piano, un peu aidé, il faut le dire, par une Carabine ensorcelée par le charme slave… Puis c'est toute une institution de jeunes filles déshéritées qui manque y passer : une nuit sous le même toit que le maléfique piano suffit à transformer la vénérable école des Zélatrices de Sainte Zoé en un hôpital de campagne au temps de la grippe espagnole. Vient ensuite l'accordeur qui, après s'être penché un peu trop longuement sur les touches d'ivoires du coupable, trépasse dans la nuit. Expédié à l'autre bout de la région parisienne, le terrible Russe ne perd rien de ses pouvoirs et amène ses convoyeurs à l’hôpital... Il se retrouve enfin relégué dans un château uniquement visité par les touristes, qui n'ont le droit de le toucher que des yeux. La malédiction des princes Darnakine est-elle enfin arrivée à son terme?

Quand on croit être enfin débarrassé de l’instrument, son Altesse Alexandre Darnakine, majestueux, moustachu et couvert de fourrures, débarque chez le juge Mercadier en réclamant « son piano ». Car la lignée des « abominables princes Darnakine » était loin d’être éteinte et vivait aux Etats-Unis. Alexandre Darnakine, magnat de l'automobile à Chicago, revient donc en France avec son neveu, Boris Michel Andréiévitch Darnakine, 13 ans, cow-boy au Texas et bad boy dans un gang de teen-agers en ville, qui ne parle que le russe et l'anglais, bafouille un français épouvantable, déteste prendre des bains, et envoie promener son précepteur français, M. Barbet, dès qu'il le peut. Ah, il y a aussi Boyard, un lévrier non pas russe, comme son nom pourrait le faire croire, mais kurde, il fallait le trouver: « sournois, cruel, féroce » et pour couronner le tout « bête à hurler ». Décoratif, malgré tout, et surtout, lui aussi, à la fois instrument du destin et arme du crime.

Recevant le prince en l'absence de Tonton Léon et le rassurant sur le devenir du piano, notre Chat-Tigre est remarqué par le prince qui, justement, cherche un compagnon de jeu pour distraire et remettre dans le droit chemin son turbulent neveu. Un mercredi, Mik se rend donc au château de Fontvive pour rencontrer Boris Andreïevitch. Celui-ci, la mort dans l'âme, se prépare à accueillir ce « garçon modèle » dont son oncle lui a dit tant de bien et dont il attend naturellement le pire.

Et c'est alors que survient le premier assassinat : Boyard, le lévrier pleutre, sournois, et méchant comme une teigne, meurt empoisonné. Averti, le prince Alexandre, en pleine partie de chasse avec un châtelain voisin, accourt en voiture... et n'arrive jamais à Fontvive. Un arbre en travers de sa route, qui n'est pas venu là par hasard, manque de mettre fin à ses jours. Qui a voulu tuer le prince Darnakine? Le KGB? L'Amicale des Cow-boys du Texas? La mafia de Chicago? Bien sûr, en plus de Tonton Léon, du Chinois (plus jaune que jamais) et des policiers dépêchés sur place pour assurer à la fois l'enquête et la sécurité de Boris Michel, Mik se charge de déchiffrer le mystère, entre souterrains, bibliothèque hantée, oiseau de malheur, crise de folie subite et vieilles histoires de guerre.

Passés les chapitres où les protagonistes se rencontrent et sympathisent, toute l'intrigue se déroule à Fontvive: les meurtres ou tentatives de meurtre, le débrouillage de l'énigme, les courses-poursuites et même l'ultime méfait du piano. Tout cela a lieu entre quelques endroits stratégiques qui donnent au roman des allures de Cluedo. Côté jardin, le parc, les terrasses et Polyphème, la grotte, la fontaine et le jeune Panthacrène qui n'en finit pas d'être enlevé, plus des oubliettes bien oubliées... Côté cour, le cagibi du chien, la chambre aux poignards, les deux tours et la bibliothèque, dont les rayons qui offrent ostensiblement aux visiteurs tout Gogol, Tourgueniev, Tolstoï et Gorokhnov savent dissimuler certain cahier relié, gris de poussière mais fort utile pour s'aventurer dans les souterrains...

Et puis il y a les deux châteaux voisins dont celui du baron des Roches, frêle vieillard perpétuellement enrhumé mais fin tireur, qui perd un peu trop facilement ses bottes de caoutchouc dans les souterrains de Fontvive. Il y a aussi son neveu Claude, aussi insolent et crasseux que Boris Michel mais qui, en plus, se paie le luxe d'être un autre «garçon bien», ce qui achèvera d'amender le jeune Russe. Autre château: Le Chesnay, dont les communications téléphoniques incessantes avec Les Roches ne laissent pas d'intéresser le Chinois. Le Chesnay est tenu par un certain Sautepoule, producteur de conserves douteuses dont la fortune, récente et subite, ne semble guère plus fiable que la date de péremption de ses pâtés et rillettes...

Entre les trois demeures, dans un triangle de la mort plus redoutable que la jungle birmane, le Chat-Tigre, aidé de Boris et de Nic et Nac, un couple d'adorables cockers venus remplacer avantageusement Boyard, va démêler un écheveau compliqué, en laissant de côté la piste des gangs new-yorkais, celle du KGB ou des Hongrois, pour se concentrer sur certains poignards allemands laissés en souvenir par la Wehrmacht... Le dénouement de l’histoire aura lieu au terme d'une course poursuite dans les passages secrets, entre le cagibi et le bassin du jeune Panthacrène, qui assista ainsi à la plus belle glissade que fit jamais prince russe au château, suivi d'un impeccable plongeon de groupe dans les eaux glacées de Fontvive.

Et le piano dans tout cela? Eh bien, plus précieux que les saintes icônes de Valikii Oustioug et de la Vierge de Krapivna réunis, instrument enchanteur sous les doigts d'une créature de rêve au cœur de loup sibérien, il n'était finalement coupable que d'avoir transpercé à jamais le cœur du prince Alexandre, qui ne garde pourtant pas rancune à ce « très cher, ce merveilleux piano ! »

Le Piano des princes Darnakine
Auteur : Mik Fondal 
Illustrateur : Bernard Dufossé 
Collection Licorne, n°5 
236 pages 
Parution : Septembre 2011

13 novembre 2011

Les Editions du Triomphe

Reçu cette semaine par courrier : le catalogue de Noël des Editions du Triomphe, qui voguent triomphalement (d’accord, elle était facile) vers leurs 20 ans. Au rayon des nouveautés, on retrouve le troisième tome de Cavalcades (Jean-Dominique Formet), La Cabane aux chansons (Georges Ferney) et Le Piano des princes Darnakine (Mik Fondal), très fraîchement sorties de chez l’imprimeur.

En dernière page, la Gazette du Triomphe annonce le Festival Dedica’Marcq qui, rappelons-le, accueillera 17 auteurs les 10 et 11 décembre à Marcq en Baroeul.


6 novembre 2011

Le Trophée Pierre Joubert...

…ou comment Pierre Joubert et les romans scouts continuent d’inspirer les grands jeux. 

Deux scouts nous ont récemment contactés pour nous demander un petit coup de pouce sur le « Trophée Pierre Joubert ».Le défi a été lancé à toutes les patrouilles de Guides et Scouts d’Europe de la Province Lyonnaise-Dauphiné-Savoie : retrouver de quels romans sont tirés 90 dessins signé Pierre Joubert. Signe de Piste, Jean-François, J. de Gigord son passés en revue, des premiers Guy de Larigaudie jusqu’aux lavis du Prince Eric. Un joli travail de recherche pour des documentalistes en herbe ! 

Allez, avouons : nous avons lamentablement séché sur plusieurs dessins. Heureusement que nos puits de science joubertiens (Anne des Déserts, Jacques Dutrey et son digne successeur Jean-François Vivier) étaient là pour nous venir en aide. Pas facile pour des scouts adolescents d’identifier des illustrations de romans introuvables depuis plus de 50 ans ! 

Les scouts doivent reconnaître 30 dessins (1 000 points) par trimestre pour gagner 1 000 points, soit 3 000 points sur l’année. A cela s’ajoutent trois questions sur l’histoire du scoutisme (300 points) et 1 000 points supplémentaires obtenus grâce à une inspection qui vérifiera l’esprit de la patrouille, son savoir-faire, ses connaissances et son matériel. A la clé: un voyage à Rome, pour la meilleure patrouille Guide et la meilleure patrouille Scoute. Ça vaut la peine de connaître ses classiques, non ?